e défi de la mondialisation
pour les entreprises et la persistance d'un chômage structurel, souvent perçu comme
résultant d'une inadéquation
qualitative de l'offre de travail à la demande, on conduit à repenser de manière globale le
rapport entre enseignement
et travail, acquisition et exercice d'un métier qui n'est d'ésormais plus acquis.
La réponse à l'instabilité de l'emploi pour le salarié, à la recherche d'une compétitivité accrue pour l'entreprise apparaît dans la notion d'adaptabilité et de réactivité, c'est à dire dans une capacité à transformer les perturbations et aléas, chômage pour les salariés, évolutions du marché pour les entreprises, en l'émergence de nouvelles compétences. Non plus sclérose des situations établies et cloisonnement des temps et des espaces, mais une société conçue comme étant en mouvement et transformation permanente.
L'acquisition de l'autonomie et le développement des compétences se trouvent ainsi au centre des nouvelles politiques sociales, le droit à une formation tout au long de la vie devant permettre de renouveler le contrat entre les salariés et les entreprises.
 Pour les premiers, il s'agit
d'assurer leur employabilité en reconnaissant dans un sens, un droit à la professionnalisation
et dans l'autre, un droit
à une valorisation des acquis de l'expérience.
 Pour les secondes, il s'agit
d'intégrer la formation non pas en tant que charge, comme le fait la comptabilité,
ou contrainte légale, mais comme un investissement rentable dans une stratégie compétitive.
Dans une telle perspective, l'individualisation des parcours devient primordiale, de même que la proximité des apprenants avec les entreprises. Le prestataire de formation, apparaissant dès lors comme une interface privilégiée, devra, en adoptant une démarche qualité, optimiser l'adéquation entre les besoins des salariés et ceux des entreprises. Une telle approche nécessite néanmoins de repenser la formation en elle-même.
En effet, la parcellisation des savoirs répond difficilement au besoin d'autonomie ainsi exprimé. L'absence de recul qu'elle sous-tend peut souvent s'accompagner d'un manque de motivation tant des salariés que des étudiants, dépourvus ainsi de tout repère dans un monde ou la quantité d'informations, souvent non hiérarchisées, en rend la maîtrise difficile. Les artifices pédagogiques, quelle que soit leur sophistication, trouvent rapidement leurs limites alors même qu'ils pallient bien souvent l'absence d'une réflexion véritable sur les contenus.
L'ISEFT entend donc s'appuyer sur une démarche transdisciplinaire qui, par le questionnement des fondements épistémologiques, vise à mettre en valeur les articulations entre les différents domaines de compétence. Une telle approche permet de répondre non seulement au besoin de réactivité et d'autonomie des différents acteurs, entreprises, salariés, étudiants, mais aussi à celui manifesté par eux de disposer d'outils les rendant mieux à même d'appréhender la complexité croissante de leur environnement.
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