
        oursuivre des études après le baccalauréat est devenu aujourd'hui un chemin quasi-obligé pour la majorité des jeunes qui souhaitent trouver un emploi et pouvoir par la suite y évoluer. De plus en plus le "bac+2" se substitue au seul baccalauréat comme diplôme de référence. Ceci s'explique pour de nombreuses raisons mais l'une d'entre elles, qui nous semble majeure, vient du fait que ce que l'on attendait d'un baccalauréat se retrouve plus ou moins aujourd'hui dans un bac+2.
 
 Le baccalauréat n'est pas un diplôme de l'enseignement secondaire mais un diplôme de l'enseignement supérieur délivré par les universités. Il s'agit du premier grade universitaire qui donne accès à la poursuite d'éudes supérieures. Tout titulaire de ce diplôme est donc en droit de poursuivre des études supérieures mais n'en a pas nécessairement acquis les compétences.
  En effet,
la différence entre l'enseignement supérieur et l'enseignement secondaire n'est pas d'ordre
quantitatif mais qualitatif même si, jusqu'à bac + 2, la différence tend à s'estomper. Il
s'agit d'accéder progressivement à une plus ou moins grande autonomie de pensée.
Le baccalauréat sanctionnait ainsi des études qui préparaient à une pensée apte à
théoriser et à conceptualiser.
  Aujourd'hui
le baccalauréat n'est plus la garantie d'une telle aptitude. Les élèves issus de l'enseignement
secondaire, qu'il soit général ou technique, ont accès à l'enseignement supérieur sans avoir
assimilé nécessairement les bases indispensables à la manière de penser propre à cet
enseignement.
  En outre,
aborder des études supérieures devient d'autant plus difficile qu'intégrer
les structures qui ne sélectionnent pas à l'entrée, telles les Universités, exige, du fait du
nombre très élevé d'élèves et du faible taux d'encadrement, que l'étudiant soit particulièrement
préparé à chercher seul l'information et à s'organiser.
  Le
choix d'une structure plus petite peut alors s'avérer, face au saut qualitatif que représente
l'enseignement supérieur, une solution particulièrement adaptée pour certains élèves.
  L'ISEFT
propose ainsi des groupes de maximum quinze personnes, avec un encadrement plus présent
et un suivi par internet hors des temps de présence. Ceci peut permettre un suivi plus
individualisé propre à favoriser la réussite dans l'enseignement supérieur.